Prendre le temps

Qu’est-ce que j’ai du mal avec ça.

Au moment d’écrire ces pages, je porte un pull qui dit: “Never catch your breath” (ne reprends jamais ton souffle). Je me force, ces derniers mois, à prendre le temps. Mais je vis dans l’urgence. Je ressens le besoin impérieux de: m’exprimer, me réaliser, changer le monde, découvrir le monde, explorer, faire…

Prendre le temps me semble une perte de temps.

Paradoxe: quand je prends le temps je fais des bonds de mille lieues.

La clarté frappe mon esprit sur ce que je dois faire, pour devenir qui je veux être, réaliser ce que je veux réaliser.

Difficile de trouver le juste équilibre entre cette urgence souvent physique, qui menace de me faire exploser de l’intérieur tant elle me presse, et ce besoin de respirer.

Quelques jours à la montagne, à un autre rythme, dans un autre air, et j’ai gagné un an d’introspection.

Comment, au retour, en conserver le bénéfice. Ce qui m’apparaissait avec clarté la semaine passée disparaît aujourd’hui derrière un nuage d’incertitude.

Prendre le temps. Laisser la psyché mûrir à son rythme. Laisser la vie progresser à sa vitesse.

Ecrire, respirer, flâner, discuter, se faire masser, skier, marcher, courir, lire… recommencer à lire… écrire, écrire, écrire encore. Et de temps en temps blogger.

Chacune de ces briques portera ses fruits en son temps.

Mais qu’est-ce qu’il est long d’attendre!

Submit a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>